Un rien que ça me secoue les poils cette très longue soirée avec trois pompiers, un urgentiste des eaux, et trois voisines sûrement très généreues puisque c'est
l'impression essentielle que m'imprima leur poitrine.
Figurez-vous que l' injoignable voisin de ma mère avait laissé son robinet ouvert en son jardin arrière et que l'eau montait beaucoup plus vite que ne le prétendent les ci-devant défenseurs de
la terre qui n'appartient qu'aux hommes, alors qu'un tel raisonnement n'est recevable qu'à pied sec....
Après avoir tenté longuement de noyer le poissoin rouge qui courrait sur l'herbe du voisin, puis proposant d'intervenir dès le petit matin qui suivrait le grand soir, je me suis finalement résigné
à ne pas sacrifier mes chances dans le proche héritage qui me tend les bras à l'approche de la fête des mères me rhabiller et je suis allé voir sur place :
Que d'eau, que d'eau, que d'eau !
Par devers la présidente omniprésente du quartier qui veut être de toutes les photos, j'alerte le service des eaux dont mon grand-père était le Directeur à l'instar d'un petit Momo Groseille
qu'avait des pions chez EDF.
C'est pas de l'eau de la ville ou du robinet, c'est de la vraie eau ! De l'eau incompressible d'ARTUS-BERTRAND, quidam à peine moins pollueur qu' ALE GORE.
Finalement mes pompiers, qui deux heures durant laissèrent leur camion en double file tourner au ralent, durent faire appel à un Chef pour surmonter l'effroyable dilemme ; en être ou ne pas en
être...
Cinq minutes après l'arrivée du Chef, l'eau ne coulait plus....
Comme moi, il avait compris qu'il ne fallait pas seulement chercher un robinet à fermer mais avant tout l'interrupteur qui commandait cette putain de pompe...
Pour excuser ses collègues, il avoua humblement avoir été autrefois plombier turfiste ce qui l'avait amené à se méfier des tuyaux percés.